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Le ministère de la Transition écologique soumet à consultation jusqu’au 27 juillet prochain les propositions de gestion des risques de trois perturbateurs endocriniens (PE) formulées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Les trois substances expertisées par l’Anses sont le Triphenyl phosphate (TPP), l’Homosalate et le BDE-47 (2,2′,4,4′-tetrabromodiphenyl ether). Pour le TPP, un retardateur de flammes, l’Anses préconise de recueillir des données supplémentaires sur ses propriétés endocriniennes sur l’environnement et la santé humaine, une fois terminée l’évaluation menée par l’agence chimique britannique. Il en est de même pour l’Homosalate utilisé notamment dans les cosmétiques et pour laquelle l’Allemagne avait recommandé d’effectuer un contrôle de conformité. Quant au BDE-47, les données disponibles montrent un effet sur la reproduction des rats, des perturbations métaboliques et une perturbation de l’environnement. Mais ce composé bromé étant déjà réglementé par la convention sur les polluants organiques persistantes, l’Anses ne recommande aucune action supplémentaire.

Ces expertises de l’Anses sont effectuées dans le cadre de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE). En octobre dernier, le ministère de la Transition écologique avait soumis à consultation les préconisations de l’Anses pour le Triclocarban (TCC), le TMBPF (4,4′-methylenedi-2,6-xylénol) et le RDP (Tetraphenyl m-phenylene bis(phosphate)). L’Anses est censée expertiser au moins cinq PE par an.